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Formation continue

Un dispositif de formation continue, s’adressant à l’ensemble des personnels (établissements AEFE et homologués), a été instauré dans la zone Océan Indien. Ce dispositif propose chaque année un plan de formation (PRF) et permet l’acquisition d’une culture commune de réseau, condition nécessaire à un fonctionnement plus homogène et plus complémentaire pour répondre aux demandes de scolarisation de publics extrêmement variés. Il favorise les échanges d’expériences et l’accompagnement des nouveaux enseignants dans leur métier, notamment dans les établissements homologués. Il s’appuie sur des actions spécifiques à chaque degré et sur des actions communes aux deux cycles. Des référents sont désignés dans les établissements homologués.
Ce réseau est formé, d'une part d'expatriés enseignants à mission  de conseils pédagogiques bénéficiant d'heures de décharge d'enseignement et, d'autre part, de professeurs résidents.
Deux académies partenaires, Orléans-Tours et la Réunion, participent à cette formation.
Les synergies avec les établissements culturels (l’Institut français et les Alliances françaises) sont vivement encouragées ainsi que l’ouverture sur le milieu par la mise en œuvre d’actions et de partenariats avec les établissements scolaires locaux.

1) Présentation de la Zone Océan Indien :

La zone est composée de quatre pays îliens, Madagascar et l’Union des Comores.
Madagascar, pays d’environ 18 millions d’habitants, est divisé en six provinces et, administrativement, en 22 régions. Les 28 établissements d'enseignement français sont présents dans chacune de ces contrées. La capitale Antananarivo est la ville la plus importante du pays (environ deux millions d’habitants). Le réseau de l’enseignement français à Madagascar est le second réseau au monde en nombre d’élèves après le Maroc. La situation politique est instable depuis la crise de janvier 2009.
L'île Maurice est située dans le sud-ouest de l'Océan Indien, au coeur de l'archipel des Mascareignes à l'ouest de l'île de la Réunion. sa population s'élève à 1,2 millions d'habitants.
Les seychelles sont un archipel de 115 îles regroupées en un état dont l'île principale est Mahé. Sa population est jeune et croît rapidement.
A 400 km au nord ouest de Madagascar, dans le canal du Mozambique, l’Union des Comores est formée de trois îles volcaniques (Grande Comores, Anjouan, et Mohély). Sa population est jeune et croit rapidement alors que l’archipel dispose de peu de ressources naturelles. 

2) L’enseignement français dans la zone Océan Indien

A. Les établissements scolaires :

Le réseau est constitué  de 33 établissements, 27 à Madagascar, 5 à Maurice, 1 dans l’Union des Comores et 1 aux Seychelles.
A la rentrée 2014, 17883 élèves sont scolarisés dans  le réseau , 12198 à Madagascar, 5006 à Maurice, 450 aux Comores et 229 aux Seychelles.

B) La population scolaire :

La caractéristique essentielle de la population scolaire de Madagascar est le nombre important d’élèves non francophones à l’école primaire, plus particulièrement dans les écoles conventionnées de province et dans les écoles homologuées de Tananarive. La langue parlée par les élèves à la maison, y compris par les élèves de nationalité française, n’est majoritairement pas le français, sauf dans les quatre écoles du lycée français.
Aux Comores, la langue parlée par les élèves est majoritairement le français, la langue comorienne n’étant pas enseignée dans les écoles publiques du pays.
Maurice et les Seychelles ont en commun de disposer de trois langues : l'anglais, le français et le créole.

C) Caractéristiques des enseignants à former :

La formation continue s'adresse à tous les professeurs et, en particulier, aux :
  • Enseignants non titulaires en contrat local exerçant dans toutes les écoles (EGD, conventionnés et homologués) tant en primaire qu’en secondaire.
  • Enseignants du primaire : la répartition des enseignants par cycles permet de constater un nombre plus important d’enseignants en cycles 2 et 3. Les formations en maternelle ne sont cependant pas à minorer en raison du grand nombre d’élèves non francophones qui intègrent l’école française à ce niveau et du fait que la majorité des enseignants y exerçant est non titulaire d’un diplôme d’enseignement.

d) Le comité de pilotage de la Mutualisation :

La mise en œuvre et le suivi de la formation continue (premier et second degré) des établissements du réseau sont assurés par un groupe de pilotage constitué de deux Chefs d'établissement des homologués, du Proviseur et de l’Agent comptable du lycée de Tananarive, de l’Inspecteur de l'Education Nationale (IEN), du Proviseur du lycée de Tamatave et du coordonnateur délégué de l'AEFE.