Naufragée hier, captive aujourd’hui.

Les femmes malgaches en esclavage : de Tromelin à aujourd’hui

Les élèves de la classe 1G1 et 1G2 de Mme Vonimbolana Andrianasolo (professeure HG-EMC) participent au concours scolaire national de  ➡ La Flamme de l’Égalité sur l’histoire et la mémoire de l’esclavage. Cette année, le thème porte sur les Femmes en esclavage.

Objectifs

De manière générale, ce projet vise à faire comprendre et favoriser la réflexion sur la spécificité de la condition féminine de l’esclavage, de relier la mémoire de l’esclavage aux valeurs républicaines, d’encourager l’engagement citoyen, de collaborer dans la réalisation d’une production collective tout en développant l’expression écrite et artistique. Plus spécifiquement, les élèves étudieront et mettront en récit l’histoire des femmes naufragées de Tromelin qui s’est déroulée au 18ème siècle puis, d’identifier les parallèles avec l’esclavage moderne des femmes malgaches dans les pays du Golfe.

Rendus

Afin de rendre hommage aux femmes esclaves de l’île Tromelin : “redonner la parole à ceux qui n’ont pas laissé de traces écrites” (Frédéric Régent) et de dénoncer les formes contemporaines d’esclavage subies par les femmes malgaches, plusieurs productions ont été réalisées par les élèves.

Un journal fictif illustré

Ce journal concerne deux femmes esclaves : la survivante du naufrage de l’Utile sur l’île Tromelin et une femme victime d’esclavage moderne dans les pays du Golfe.

Un spot vidéo

Cette vidéo “publicitaire” annoncera la sortie du journal en retraçant les grandes lignes de l’histoire des deux femmes dont les trajectoires de vie convergent vers l’esclavage. Cette production permettra ainsi de créer auprès du public l’envie d’aller feuilleter le livre (disponible en version papier au CDI ou en version numérique).

Une affiche promotionnelle

Exposée devant les salles d’histoire-géographie et le CCube du lycée, cette affiche invite la communauté scolaire à venir découvrir la production.

Le travail des élèves s’est étalé sur deux périodes et s’est fait en plusieurs étapes. En collaboration avec Mme Michèle Baumard (professeure-documentaliste), les élèves ont entamé de nombreuses recherches pour avoir suffisamment de ressources avant de se lancer dans l’écriture des textes qui composent le journal fictif. Ce projet a également vu la participation de M. Mathieu Boban (professeur de lettres modernes) qui a dispensé de précieux conseils aux élèves afin d’améliorer le procédé d’écriture et le contenu.

Par ailleurs, plusieurs rencontres et ateliers se sont ensuite succédés pour permettre aux élèves de comprendre au mieux et d’incarner au plus juste la survivante de l’île Tromelin.

Pour mieux comprendre les conditions de vie des naufragés de l’île Tromelin et la passionnante histoire des huit survivants (sept femmes et un bébé) retrouvés 15 ans après le naufrage, les élèves ont pu rencontrer et échanger avec Mme Bako Rasoarifetra, historienne et archéologue ayant participé à la mission scientifique sur cette île de 1km² à 450km à l’Est des côtes de Madagascar.

💡 Interview sur RFI de Mme Rasoarifetra concernant la mission scientifique sur l’île de Tromelin >>> écouter le podcast

L’équipe “illustration et arts visuels” ont rencontré l’artiste-dessinateur-illustrateur-scénariste de bandes dessinées, M. Mamy Raharolahy, connu et reconnu depuis les années 1980 pour ses illustrations à visée socio-culturelle (législation agroalimentaire, feux de brousse, prévention santé,…) et ses illustrations dans de nombreux manuels scolaires. Quant à ses BD, elles abordent généralement des thèmes historiques sur Madagascar.

L’expérience et la bienveillance de M. Raharolahy ont permis des échanges très constructifs pour faire avancer les élèves dans leurs productions en sachant que les pages de droite du journal sont consacrées aux illustrations des élèves. Il est notamment revenu sur l’importance d’un dessin pour faire passer un message ou encore la sensibilité artistique propre à chacun pour développer son propre style d’illustration.

Pour permettre à encore plus de collégiens et de lycéens de découvrir les destins de Tsimihavo et de Solange, une lecture scénarisée dans l’amphithéâtre du lycée a été organisée afin de donner un aperçu de ce que les lecteurs pourront découvrir dans le journal fictif.

Des ateliers de lecture, de mise en voix et de mise en scène ont été assurés par M. Sarobidy Razafimanantsoa, comédien et coach de théâtre.

 💡  Un QR Code est disponible sur chaque page pour pouvoir écouter un élève lire le texte directement.