La mission de promotion de la santé en faveur des élèves a pour objectifs de veiller à leur bien-être, de contribuer à leur réussite et de les accompagner dans la construction de leur personnalité. Elle se structure selon trois axes : EDUCATION, PREVENTION, PROTECTION. La réussite de cette mission repose sur un travail de collaboration avec les parents. Elle associe chef d’établissement, directeurs d’école, enseignants, conseillers principaux d’éducation, personnels infirmiers, psychologue, médecin, assistants de service social et secrétaire médico-scolaire.

– Dr Hary Rabenantoandro – Médecin

– Michèle Randriamahera – Infirmière

– Fanja Razafindratsimba – Infirmière

– Minosoa Ranaivo – Secrétaire
L’éducation à la santé et la prévention
Le SPS organise des actions de prévention et d’éducation à la santé. Les thèmes abordés sont divers : harcèlement, conduites addictives, vie affective et sexualité, prévention des abus sexuels, aide à la gestion du stress, etc. Il peut aussi organiser une formation aux gestes qui sauvent (GQS) et au PSC1 (Prévention & Secours Civiques – Niveau 1).


Le SPS participe également à la surveillance de l’environnement scolaire en matière d’hygiène et de sécurité. En cas d’événements graves ou traumatisants survenant dans la communauté scolaire (épidémies, accidents, alertes de santé publique, etc.), le SPS organise les dispositifs d’intervention adaptés.
Le suivi médical des élèves
La fonction de la médecine scolaire ne se résume pas aux soins ponctuels dispensés aux élèves. Elle assure également des missions en lien avec le suivi médical des enfants.
Organisation des bilans de santé, en particulier l’examen obligatoire à l’âge de six ans, et d’examens médicaux périodiques, notamment au moment de l’orientation scolaire et professionnelle ;
La mise en place d’un dossier de santé pour chacun des élèves, avec contrôle des vaccinations ;
L’identification des élèves en difficulté et de ceux souffrant de troubles du développement, du langage ou de l’apprentissage ;
L’organisation du suivi médical des enfants handicapés ou souffrant de maladies chroniques, avec la mise en place de projets d’accueil individualisés et de mesures d’intégration.

Si votre enfant présente un problème particulier de nature à constituer un risque (asthme, diabète, allergies, épilepsie, troubles du comportement), l’équipe médico-scolaire est votre partenaire dans le suivi quotidien de sa santé.

Le rôle d’alerte et de conseiller
Les parents sont tenus d’avertir l’établissement scolaire dès la première demi-journée d’absence pour cause de maladie, en particulier s’il s’agit d’une maladie contagieuse. Certaines de ces maladies imposent l’éviction scolaire : l’enfant ne doit pas se présenter en classe. Pour d’autres maladies contagieuses, cette éviction est laissée à l’appréciation du médecin.
L’équipe médico-scolaire a également un devoir d’alerte en cas de problème de maltraitance (violences physiques, morale ou sexuelles) ou de négligence de la part des parents (alimentation, hygiène, éducation, sécurité). Si elle constate de tels agissements, elle est tenue d’en avertir les autorités concernées (instances policières et judiciaires, services sociaux, etc.)
Enfin, l’équipe du service de la promotion de la santé a un rôle important en tant que conseillers techniques en matière de prévention sanitaire des chefs d’établissement et des directeurs d’écoles. Le SPS participe à ce titre à divers conseils et commissions au sein de l’institution scolaire.

Semaine de lutte contre les addictions
La prévention des conduites addictives en milieu scolaire s’inscrit dans une démarche globale de promotion de la santé et d’éducation à la citoyenneté. Tout au long de l’année, des actions sont ainsi développées par le SPS pour prévenir les élèves des dangers liés aux comportements et aux substances addictives. Une semaine dédiée à la lutte contre les addictions permet de faire un focus sur ces questions en début d’année.
➡ Lire l’article : “Dry January 2024“
Petit-déjeuner : bien commencer la journée pour mieux apprendre
Le petit-déjeuner contribue à l’équilibre alimentaire et au bon déroulement de la matinée chez l’adolescent. Après une nuit de jeûne, il apporte énergie et nutriments et peut soutenir l’attention, la mémoire et certaines fonctions cognitives impliquées dans les apprentissages.
Selon les réponses recueillies l’an passé auprès de 163 collégiens du Lycée français, seuls 24,53 % déclarent prendre un petit-déjeuner complet, tandis que 4,90 % déclarent ne pas en prendre du tout.
Un petit-déjeuner complet associe idéalement un produit céréalier (pain, céréales, flocons d’avoine…), un fruit ou une compote, et une source de protéines (lait, yaourt, fromage, œuf, fruits à coque…), avec de l’eau. Il n’a pas besoin d’être copieux : l’objectif est une alimentation variée et adaptée aux besoins de l’adolescent.
Pour les élèves ayant EPS dès les premières heures du matin, il est particulièrement important de ne pas partir à jeun. L’association entre activité physique et absence d’apport alimentaire peut favoriser une hypoglycémie (fatigue, faiblesse, étourdissements ou malaise ), notamment lors d’un effort soutenu. Un petit-déjeuner léger, digeste, pris suffisamment tôt et accompagné d’eau permet de mieux préparer l’organisme à l’effort.
Une étude menée chez des adolescents de 14 à 19 ans a par ailleurs montré que le petit-déjeuner associé à l’activité physique pouvait être favorable à certaines performances cognitives au cours de la matinée.
- Adolphus K. et al. The Effects of Breakfast and Breakfast Composition on Cognition in Children and Adolescents: A Systematic Review. Advances in Nutrition, 2016. Lire l’article sur PubMed
- Chen Y-C. et al. Breakfast and Exercise Improve Academic and Cognitive Performance in Adolescents. Nutrients, 2021. Lire l’article sur PubMed
Vaccination : pensez à vérifier le carnet de votre enfant
Information importante : À l’issue des visites médicales obligatoires réalisées au sein de l’établissement, il a été constaté qu’un nombre non négligeable d’élèves présente une mise à jour incomplète de certaines vaccinations ou de certains rappels. Nous invitons tous les parents et responsables légaux à vérifier le carnet de vaccination de leur enfant et, si nécessaire, à consulter leur médecin afin de faire le point et de procéder aux vaccinations ou rappels recommandés. Cette vérification contribue à protéger chaque élève et l’ensemble de la communauté scolaire.
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Vaccination contre le HPV : Depuis décembre 2025, Madagascar a officiellement introduit la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) dans son programme national de vaccination. Elle concerne actuellement les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans, selon les recommandations nationales. Cette vaccination contribue notamment à prévenir le cancer du col de l’utérus.


